Les taques de la chaussée où je bosse
Se soint données l'mot, je suis à bout de force
En accord avec les pavés voisins,
Elles s'amusent à faire sonner l'tocsin
Même les pierres des seuils qui les escortent
Sont de mèche avec elles, ainsi que leurs portes
Comme des termites, comme des chacals,
Des pieuvres ou des Belzébuth(e)s en cavale,
Guidées par une suspension relative,
Jamais, au grand jamais, elles ne se privent
De me harponner, de m'saquer, par derrière
Et de jouer au ping pong avec mes nerfs
Ces furies, ces mégères jamais en reste
Me dragu'raient-elles en m'infligeant leur test ?
Comptent-elles m'expédier à toute vapeur
Vers les limbes ou vers d'autres profondeurs ?
Là où un Cyclope ou Cassiopée
Décideraient de mon sort à tout jamais
Les taques de la chaussée où je bosse
Se sont données l'mot, je suis à bout de force